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Le
coaching professionnel selon la SFCoach
Le coaching professionnel est l'accompagnement de personnes ou d'équipes pour le développement de leurs potentiels et de leurs savoir-faire dans le cadre d'objectifs professionnels.
Et concernant la pratique professionnelle du coaching d'équipe
Le coaching d’équipe vise le développement de la maturité d’une équipe, de son efficacité et de son « intelligence collective ». Pour accompagner les différentes situations rencontrées, il prend en compte et intervient sur les interactions entre les individus, leur équipe d’appartenance, l’organisation où ils travaillent, et son environnement.
Une longue et riche tradition
Si le mot " coaching " vient du sport et évoque la recherche de performance, l'exercice du coaching selon la SFCoach s'inscrit dans une longue et riche tradition de l'accompagnement, visant à aider chacun à " devenir soi-même ".
On ignore souvent que le mot " coaching " vient à l'origine du français " coche ", voiture. Au milieu du 19ème siècle l'argot universitaire anglais employait en effet le mot " coach " pour désigner un " répétiteur qui aide un étudiant en vue d'une épreuve " (l'entraînant comme une voiture), puis par extension la personne chargée de l'entraînement sportif d'une équipe.
Ainsi passé de l'enseignement au sport, le mot commence à être utilisé en France vers 1930.
L'accompagnement est cependant un exercice encore plus ancien, situé à la frontière entre les techniques d'éveil spirituel, d'éducation philosophique et politique, celles favorisant l'émergence d'une conscience morale et la conservation d'une santé psychologique et physique.
C'est en prenant conscience que le coaching est l'héritier de ces traditions anciennes que nous pouvons lui donner du sens et de la valeur, sans le réduire à une visée de sur adaptation face à la pression des organisations.
Aujourd'hui, le coaching n'arrive pas au hasard. Il s'inscrit d'une part dans l'effondrement des institutions tutélaires telles que la famille, l'Etat, l'Eglise, l'Armée, les syndicats et d'autre part, dans l'injonction faite à l'individu pour qu'il devienne " lui-même ", en dehors de ces institutions tutélaires et des constructions collectives bien sûr, ce qui ne s'est jamais produit dans l'histoire. Dans une société en mal de repères symboliques, l'entreprise occupe souvent le terrain du sens et des valeurs. Il n'est donc pas étonnant que le coaching s'y développe d'une façon très significative.
Trop souvent les références sportives et artistiques sont perçues comme les racines du coaching alors qu'elles-mêmes résultent des traditions plus anciennes d'accompagnement. Il est certain que ces courants ont été des vecteurs de circulation du coaching des pays anglo-saxons vers la France en particulier. Les premiers ouvrages sur le coaching, souvent traduits de l'anglais vers le français, font une large place à cette filiation. Le risque étant de rester dans une vision du coaching tourné vers la performance alors que les bons coachs sportifs et artistiques sont préoccupés de favoriser l'accès de leur " client" à l'ensemble de leurs ressources et c'est du " devenir soi-même " dont il est question alors.
A l'occasion du colloque de janvier 2005, organisé par la Société Française de Coaching sur " Le coaching, phénomène de société ", Vincent de Gaulejac rappelait la triple obligation qui fonde le lien social selon Marcel Mauss : l'obligation de donner, de recevoir et de rendre. L'entreprise est avant tout une communauté humaine soumise aux lois de toute société. Le coaching peut se faire le porteur de ce message très ancien et de nombreux coachs, en tant que passeurs, s'inscrivent dans ce courant.
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